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filmographique 1999-2000
- Les
glaneurs et la glaneuse |

1999 - 2000 -
Les glaneurs
et la glaneuse
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Réalisation Agnès Varda Fiche technique : Commencé en 1999, le
tournage de ce film a été terminé le
1er mai 2000 - 1h22 Avec quelques dizaines d'anonymes et Agnès
Varda L'histoire : Un peu
partout en France, Agnès Varda a rencontré des
glaneurs et des glaneuses, "récupéreurs,
ramasseurs et trouvailleurs". Par nécessité,
hasard ou choix, ils sont en contact avec les restes des
autres. Leur univers est surprenant. On est loin ds glaneurs
d'autrefois qui ramassaient les épis de blé
après la moisson. Patates, pommes et autres
nourritures jetées, objets sans maîtres et
pendules sans aiguilles, c'est la glanure de notre temps.
Mais Agnès Varda est aussi la "glaneuse" du titre et
son documentaire est subjectif. La curiosité n'a pas
d'âge. Le filmage est aussi glanage... Remarque : Agnès Varda est allée
présenter son film au Cinéma Le
Méliès à Grenoble le vendredi 21
juillet 2000.
Info janvier 2000
- Agnès Varda
reçoit le Prix du Film de Brême (Allemagne)
pour l'ensemble de son oeuvre, prix récompensant "une
contribution exceptionnelle au cinéma
européen". 12 octobre 2000 - Info
Allo
Ciné -
Montréal, 12 au 22 octobre 2000 - La
vingt-neuvième édition du "Festival
international du nouveau cinéma et des nouveaux
médias de Montréal", qui se tenait du 12 au 22
octobre 2000, a récompensé la
réalisatrice française Agnès Varda pour
son nouveau film "Les glaneurs et la glaneus". La
réalisatrice de "Sans toi ni loi", "Le bonheur" et
"Les cents et une nuits" a reçu le prix du public
pour ce film documentaire qu'elle a également
écrit et interprété. Cette oeuvre
subjective qui sillonne la France présente des
récupérateurs, glaneurs et autres
"trouvailleurs" qui ramassent et amassent tout ce que les
autres jettent. Le Festival international du nouveau
cinéma et des nouveaux médias de
Montréal est une manifestation dédiée
à la diffusion et au développement du
cinéma d'auteur et de la création
numérique. Cette vingt-neuvième édition
présentait 200 films. (Y.S. avec AFP -
AlloCiné 25 octobre 2000)
Avril 2001 - Info
Allo
Ciné -
Moisson de prix pour Agnès Varda - "Les Glaneurs et
la glaneuse", le documentaire d'Agnès Varda vient
d'obtenir le Grand Prix Oneworld 2001. Et à nouveau
un prix pour la réalisatrice française
Agnès Varda. Après le Prix du Meilleur
documentaire européen aux European Film Awards, le
Prix du public du Festival international du nouveau
cinéma de Montréal et le prix
Méliès de Meilleur film français
décerné par le Syndicat français de la
critique en février, Les Glaneurs et la glaneuse
moissonne à nouveau. Le documentaire a reçu le
Grand Prix du Festival international du film sur les droits
de l'Homme, Oneworld 2001. Il a été remis
lundi soir à Prague à la réalisatrice.
"Ce film parle de choses sérieuses, avec l'humour qui
est très important et aide à rapprocher les
gens", a-t-elle déclaré lors de la remise des
prix, dans un théâtre pragois en
présence notamment du président tchèque
Vaclav Havel, ancien dramaturge et dissident de la Charte 77
pour les droits de l'Homme. Afin de réaliser ce
documentaire, Agnès Varda a rencontré, un peu
partout en France, des glaneurs et glaneuses qui ramassent
aliments ou objets par nécessité ou par
choix. Au total, 90 films de 36 pays
ont été projetés lors de la
troisième édition du Festival Oneworld, qui
s'est tenu sous les auspices de Vaclav Havel et du
Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Mary
Robinson. (M-C.H. avec AFP - AlloCiné 10 Avril
2001)
* Lien vers la
critique de Jean-Yves Feberey
![]() Toutes les photos du film sont accessibles depuis le sommaire en bas de cette page. |
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Agnès Varda, marraine de la sélection « Visions sociales » 2004, répond aux questions de CCAS / S.Gravier (mai 2004) : ccas.fr : Pourquoi avoir accepté de parrainer cette manifestation ? Agnès Varda : ça me fait plaisir de me joindre à un programme où il est question d'utiliser le cinéma comme matière à réflexion. De plus, Cannes, ce merveilleux festival, est agité cette année par les problèmes de la profession. Cannes est un lieu de débats. Concernant mon métier, je dirais que ce n'est pas de faire des documentaires sur le social ou le réel qui est important, c'est de trouver une forme agréable, intéressante, voire amusante qui permette de poser sérieusement des questions. ccas.fr : « Les glaneurs et la glaneuse » est votre dernier film. Il pose en débat la place des exclus dans une société riche et industrialisée. Agnès Varda : Mon film « Les glaneurs et la glaneuse » traîne depuis quatre ans. J'ai passé un an à le faire un documentaire sur ceux qui dans notre société vivent de nos déchets et de nos restes. Puisqu'on est dans une société de gâchis, il y a des gens qui vivent de ce qu'ils trouvent dans les poubelles. Parmi ceux-là, j'ai rencontré des gens formidables, qui ont une vision de la société. Ils ne sont pas misérabilistes, mais simplement miséreux. Ils ont compris que devant un tel gaspillage, il faut en profiter en quelque sorte, tout en denonçant ce que cela veut dire. Je peux vous dire que ce film « les glaneurs » a circulé un peu partout en France et dans le monde entier. Il pose partout le même problème. Ce n'est pas celui de l'économie durable, du commerce équitable, c'est celui d'une société organisée autour du fric, « du plus gagné » une surproduction, une surconsommation, sur-déchets donc gâchis. Les combats sont à tous les niveaux. On peut essayer de freiner « l'esquintage » systématique des ressources naturelles. On peut faire un document sur les archis-pauvres d'Afrique du Sud, d'Inde ou d'Amérique du Sud. Ce qui m'a intéressée c'est dire « voilà, je vis en France, c'est un pays civilisé, "culturé", riche et il y a des gens qui vivent de nos poubelles ! » Cela a secoué plus d'un Français de voir ça. ccas.fr : En France, on recycle beaucoup de choses comme le papier, le plastique, le verre. Peut-on recycler les gens ? Agnès Varda : On ne recycle pas les exclus. Il y a une sorte d'allégorie dans le fait qu'ils deviennent « ceux que l'on met à la poubelle. » Ils n'ont pas besoin seulement de nourriture et d'argent, ils ont besoin de s'exprimer. Certains ont pu le faire dans mon film. Je me rendais compte à quel point la misère de partage existe. Chacun doit savoir qu'il est responsable de son voisin. Je crois beaucoup en l'engagement personnel. Par mon travail de cinéaste, je m'engage personnellement. Je suis une résistante ! Lien web : site ccas |
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La critique de P.Gonzalez (Lien web : site ccas) Agnès Varda n'est plus intéressée à tourner des films de fiction. Ce qui la motive désormais, c'est de s'investir dans le documentaire où elle trouve une nouvelle source d'inspiration. Avec une conscience aiguë de ce qu'elle filme, elle aborde des sujets qui ne sont pas seulement l'occasion pour elle de regarder le monde qui l'environne mais aussi une manière de réfléchir sur son métier de cinéaste. En choisissant de parler du thème de la récupération via la vieille tradition du glanage, elle se donne l'occasion de s'interroger sur comment le représenter en images et pour cela s'auto-portraitrise dans le rôle d'une cinéaste impliquée dans son sujet sans pour autant se mettre en avant. D'une grande sincérité, la démarche d'Agnès Varda compense une évidente absence de moyens. Mais surtout, elle lui donne une liberté de ton qui impulse à son film une rare profondeur. On peut effectivement voir « Les glaneurs et la glaneuse » comme une habile parabole sur le métier de documentariste dont la |
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Sommaire des glaneurs |
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1999 - 2000 - Les
glaneurs et la glaneuse - Réalisation
Agnès
Varda - Avec quelques dizaines d'anonymes et
Agnès Varda. |
Décembre 2000 - Agnès Varda reçoit l'European Award pour "Les glaneurs et la glaneuse" : Page 01 - Page 02 Mai 2001 - Emission-TV - Télé Cinéma - Avec Agnès Varda : Page 01 - Page 02 Juin 2001 - Emission-TV - Le Club - Spécial Agnès Varda : Page 01 - Page 02 - Page 03 Emission TV - 2001 -
Thé ou
café - Spécial Agnès
Varda |
2002 - Deux ans après - Réalisation Agnès Varda - Avec Macha Makeïeff, Agnès Varda |
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